Portraits

Le chef du village homme.

Le chef du village homme.

 

La chef du village femme.

La chef du village femme.

Lundi, il est 6h30. Nous partons avec Nimol à la rencontre de quelques enfants pour une expédition photo dans leur environnement familiale. Il faut environ 1h à moto à partir de Siem Reap pour arriver au village de Thnall Village Chan Sor Commune sur la route du Phnom Kulen. La pluie ne nous épargne pas et nous arrivons trempé au village.  Je ne pensais pas que ca allait être si compliqué de trouver les enfants chez eux. De maison en maison, j’apprends que tôt le matin, les enfants vont pêcher du poisson pour le repas de la journée. Ils pêchent en général entre 2 à 3h dans la journée, un peu le matin et un peu l’après-midi. Avec Nimol, nous partons donc à leur recherche, et au fil de la matinée, nous finissons par en trouver quelques-uns après avoir discuté avec les chefs du village, qui sont là pour assurer la tranquilité du lieu. Ces enfants feront partie de la classe d’échecs, qui commencera quand j’aurai à disposition le matériel nécessaire.

DSCF1927

Chhin Soriya (13 ans), Phal Sokhem (13 ans), Vira Vith (7 ans) and Chhin Rothana (11 ans).

Meng Srooam (14 ans)

Meng Srooam (14 ans)

Meng Srooam (14 ans)

Meng Srooam (14 ans), Vi Rou Voth (8 ans), Meng Sophalla (11 ans).

Vi Rou Voth (8 ans) avec sa mère.

Vi Rou Voth (8 ans) avec sa mère.

Chez le coiffeur.

Von Rovith (8 ans) avec sa grand-mère.

Von Rovith (8 ans) avec sa grand-mère.

Les petits pêcheurs, bientôt les champions d'échecs.

Les petits pêcheurs, bientôt les champions d’échecs.

Chrek Chem.

Chrek Chem (3 ans).

pAN Vichika (3 ans)

Pan Vichika (3 ans).

Un père et sa fille.

Un père et sa fille.

 

 

Advertisements

La naissance du projet!

phnomkulenroute

Il y a plus d’un an, je rencontrais Nimol au Home-Cocktail, petit café de style colonial où de nombreux expats et Khmers aiment venir se détendre en fin de journée. Rien de plus agréable que d’écouter et de regarder la pluie tomber en période de mousson avec pour musique de fond du Johnny Cash ou les Joy Division. Nimol a le contact facile, et c’est très naturellement qu’il vient vers les gens pour leur parler. A plus grande échelle, je dirais que la plupart des Khmers sont bavards!

Régulièrement, il me parlait déjà de son école et de l’avancée des travaux chaque mois. A l’époque, mon anglais était très mauvais (encore aujourd’hui d’ailleurs), et je n’avais pas saisi l’importance du projet. Je voyais néanmoins souvent les photos qu’il postait sur Facebook et j’étais ravie pour lui. Quelques mois se sont écoulés, le boulot occupait une place trop importante pour que je puisse envisager une quelconque activité échiquéenne.

La vie nous réservant parfois quelques surprises, l’idée de donner quelques cours ressurgit, quand mon emploi du temps s’allège, et quand on m’accorde une plus grande autonomie. Mais voilà, je suis seule. Il n’y a pas d’infrastructures pour les échecs ici. Aussi, la vie d’expat n’est pas évidente tous les jours. On a souvent le mal du pays, et il n’est pas facile de lancer un projet d’une telle envergure quand on se demande si on est encore dans le pays dans les 6 mois à venir. Mais attendre ne sert à rien aussi! Alors un jour, on se dit ”pourquoi pas”?

http://www.ulule.com/chessforallincambodia/

 

Pourquoi développer une activité échecs au Cambodge?

photochesstaphrom

Je m’appelle Karelle Bolon. Je pratique les échecs depuis l’âge de cinq ans. J’ai été plusieurs fois championne de France jeunes. Depuis un an, je vis au Cambodge pour des raisons professionnelles. J’aimerais profiter de cette opportunité pour commencer à développer une activité échecs dans une petite école de brousse à une heure de Siem Reap. L’idéal pour moi étant de former quelqu’un qui puisse donner des cours d’échecs aussi bien en Khmer qu’en anglais. Nimol, le propriétaire de l’école, aura pour mission d’enseigner les échecs dans son école à raison d’une à deux heures par semaine. Je serai là pour l’assister et filmer le cours que je mettrai en ligne sur mon blog. Nimol s’est aussi proposé pour traduire quelques cours en Khmer pour mon blog pour que tout le monde puisse en profiter! L’accent sera mis sur le partage des compétences et la formation, pour que sans moi, le projet puisse exister et evoluer.

Il faut savoir qu’ au Cambodge, le jeu d’échecs local s’appelle le Ouk Chatrang. Les règles sont pratiquement les mêmes que le jeu d’échecs Européen, à quelques exceptions près. Dans la rue, il n’est pas rare d’apercevoir des conducteurs de “Tuk-Tuk” (tricycle motorisé cambodgien) en pleine réflexion sur une partie d’échecs, à défaut de faire la sieste! Tandis que les pays voisins comme la Thaïlande et le Vietnam ont pris part aux Olympiades d’échecs du 1er au 15 août 2014 en Norvège, le Cambodge n’a jamais développé la pratique du jeu. C’est dommage quand on sait que le peuple Khmer apprécient les jeux de dextérité mentale et physique. En avril, pendant le nouvel an Khmer, les familles aiment jouer à des jeux traditionnels. Nul doute que les enfants de l’école apprécient les cours d’échecs!

Soutenez mon projet sur le site de crowdfunding Ulule:

http://www.ulule.com/chessforallincambodia/

Il me reste 21 jours pour récolter la moitié de la somme, qui me permettrait d’acheter des échiquiers en Thaïlande. Malheureusement, il est pratiquement difficile de trouver des échiquiers légers en grande quantité avec des grosses pièces. Je compte sur vous pour m’aider à réaliser mon projet!